(traduction française ci-dessous)
Text 1.
Self Portrait
Anita pain 2014
I came late to photography, I was 36 when I started
to feel a connection with my dads old film camera, I had used it over the years
and yielded terrible results but I liked it. Then when I was 36 I started to
take my camera seriously I wanted to see if I could get an image anything like
what I was seeing/connecting with around me.
I was 36 and living in a small coastal town in the UK
where there was a rich collective of arts based photographers and directors
around, Nicola Bruce, Richard Heslop, Nazarin Montag, Jo Erickson, Steve Pyke,
I had had a great time assisting artists and projects but at 36 I decided to
make my own work, a little late!
With a love of film I was drawn to the work of
cinematographers, and the challenge of visually describing images to build a narrative, several of
my friends had worked with Seamus Mcgarvey the now hugely successful Hollywood
cinematographer, and I was fascinated with the relationship between the story
and the image and how a director and a cinematographer share this challenge. My
pop video “RAZOR” by The Guilty Hands was my first attempt at collaborating
with the cinematographer Paul Nash, it was huge fun even if the work was not
hugely successful!
I am not sure why I felt the need to make work and
even less sure why I showed it to anyone, but I was having a great time playing
about with my camera. A portrait
called DEANY which I had taken by chance whilst assisting a shoot was used as a
poster for a scene in the feature film FRANK in 2011 which was a great
honour. Then in 2012 I was invited
to Switzerland for a support role with the projection artist Frieder Weiss
which changed everything, my images were portable, my camera was capturing
landscape for the first time.
Having not travelled much this opportunity to capture new imagery was
very exciting and one of my Swiss stills BLUE MOUNTAIN was used in a travel
blog and is one of my most popular images. In 2013 I received 3 interesting
Guardian reviews of my work which gave me a boost to consider my work within a
critical context.
With this show Self Portrait, my first thought was of
my father, he gave me the camera and he is such an intelligent and mysterious
man, trying to capture him is a hugely engaging challenge. I want people to
feel the sense of grace I feel when I spend time with him. Then comes my
daughter who is an incredible creative companion, she is so visually
interesting to me another challenge. I do not see the stills themselves as the
final point in the process, the images float about together in my memory and
mind and with the connection of objects, scenes and portraits is what interests
me.
Autoportrait
Anita Pain 2014
Je suis venue tard à la photographie, c’est à 36 ans que je me suis
intéressée pour de bon au vieil appareil photo de mon père, je m’en étais plusieurs fois servie auparavant et les résultats produits étaient horribles mais ça me
plaisait bien. Puis quand j’ai eu 36
ans j’ai commencé à prendre mon appareil photo plus au sérieux, je voulais voir
si je pouvais obtenir une image qui ressemblerait à ce que je voyais autour de
moi et à quoi je me sentirais connectée.
J’avais 36 ans et habitais dans une petite ville balnéaire d’Angleterre où
se trouvait un riche collectif d’artistes photographes et cinéates, Nicola
Bruce, Richard Heslop, Nazarin Montag, Jo Erickson, Steve Pyke, j’ai beaucoup
aimé les assister et aider pour des projets mais à 36 ans j’ai décidé de faire
mon propre travail, un petit peu tard!
Comme j’aime beaucoup le cinéma j’ai été attirée par le travail des cinéastes,
et par le défi de décrire visuellement des images pour construire une histoire,
plusieurs de mes amis avaient travaillé avec Seamus McGarvey le réalisateur
d’Hollywood qui est très connu aujourd’hui, et j’étais fascinée par la
relation entre l’histoire et l’image et la façon dont un metteur en scène et un
réalisateur partagent ce défi. Ma
video pop “Razor” des Guilty Hands a été ma première tentative de collaborer
avec le cinéaste Paul Nash, ça a été un moment vraiment formidable même si le
travail n’a pas eu un grand succès!
Je ne suis pas sûre de savoir pourquoi j’ai besoin de faire des œuvres et
encore moins de savoir pourquoi les montrer à quiconque, mais j’ai un
grand plaisir à m’amuser avec mon appareil photo. Un portrait appelé Deany que
j’ai fait par hasard quand j’étais assistante à une scéance de tournage, a
servi d’affiche pour une scène dans le long métrage “Frank” en 2011, ce qui a
été un grand honneur pour moi. Puis en 2012 on m’a invité en Suisse pour un
second rôle avec l’artiste projectionniste Frieder Weiss ce qui a tout changé
pour moi, mes images sont devenues portables, mon appareil capturait des
paysages pour la première fois. Comme je n’avais pas beaucoup voyagé, cette
opportunité de capter un nouveau type d’images était très excitante et une de
mes photos de Suisse “Blue Mountain” fut retenue pour un blog de voyage et
c’est une de mes images les plus populaires. En 2013 j’ai eu trois articles
dans le Guardian sur mon travail ce qui d'un coup m'a fait voir ce que je fais d’un point de vue critique.
Avec cette exposition “Auto Portrait”, ma première pensée est pour mon
père, il m’a donné l’appareil photo et c’est un homme à tel point intelligent et
mystérieux, essayer de le capter en photo est un défi immense
pour moi. J’aimerais que les gens percoivent le sens de grâce que j'éprouve quand je suis avec lui. Puis vient ma fille qui est un compagnon
incroyablement créatif, elle est tellement intéressante visuellement pour moi,
un autre défi. Je ne vois pas les photos en elles-même comme le point final du
processus, les images flottent ensemble dans ma mémoire et dans mon esprit, et
avec la mise en relation des objets, des scènes et des portraits, c’est ce qui
m’intéresse.
Text 2.
My father gave me the film camera that I use, he grew
up in the east end slums of London and found that with a camera came a
different way in. He saw huge smashed buildings during the war with glass
everywhere reflecting light and realised these moments are unique. I came quite
late to photography and feel excited by the illusive task of knowing what to
value and describe, I am drawn to highlight the unseen details of the life
around me. Drama plays out in front of the lens and with light and everyday
props a piece of grass becomes more. I like to play with symbolism and the
objects captured when placed together build a story.
Anita Pain
Mon père m'a donné l'appareil
photo dont je me sers. Il a passé son enfance dans les quartiers pauvres de
l'est de Londres et il s’est rendu compte que la photo changeait la façon de voir les choses. Il a vu de ses yeux des destructions de gigantesques immeubles pendant la guerre, avec du verre partout
qui renvoyait la lumière et il a pris conscience que ces moments sont uniques.
Je suis venue assez tard à la photo et l'idée un peu illusoire de faire un
choix et de décrire me plaît beaucoup. J'ai tendance à mettre en valeur les
petits détails de la vie qui m'entoure. C'est tout un jeu qui se déroule devant
l'objectif, et grâce à la lumière et à un décor de tous les jours, un brin
d'herbe devient plus que ça. J'aime jouer avec le symbolisme et quand on
capte l'image des objets qui se trouvent les uns à côté des autres, on construit une
histoire.
Anita Pain